Formation Avancée en Qigong Tuina

Un Certificat diplômant pour enseigner le Qigong

Intitulé : Option CQP
Tarif : 1800 € (ou 1300 € sous certaines conditions)
Durée : 163 heures (dont 18 journées de formation en présentiel)
Lieu : Grasse (06, France)
Pré-requis : Qigong Tuina 2ème année
Certification : Certificat de Qualification Professionnelle
Prochaines dates:

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Dates et réservation : Voir la page d'inscription

Le CQP, ou Certificat de Qualification Professionnelle, est une option que nous proposons aux élèves qui suivent la formation avancée en Qigong Tuina, entre la 2ème et la 3ème année.

Ce certificat permet d'enseigner légalement contre rémunération les activité gymniques d'entretien et d'expression, dont le Qigong.

 

Notre formation en Qigong Tuina n'est pas à proprement parler une "formation de professeur de Qigong", dans le sens où l'accent est mis avant tout sur la qualité de la pratique personnelle. Dans le Qigong, nous pensons que la capacité à enseigner apparaît d'elle-même quand le pratiquant en ressent l'impulsion, quand il est allé suffisamment profond dans ses propres ressentis pour pouvoir les retransmettre sans en perdre l'essence.

Cependant nous avons constaté que nombre de nos élèves sont amenés à enseigner le Qigong professionnellement, que ce soit dans le cadre des séances en Qigong Tuina (conseils de mieux-être), dans des cours hebdomadaires, des ateliers ou des stages plus longs.

Tandis que la formation en Qigong Tuina elle-même vise à transmettre aux futurs praticiens un peu de l'essence du Qigong, cette formation au CQP a une visée bien plus immédiate : acquérir des notions en termes de réglementation, de sécurité, de pédagogie, de biomécanique, d'adaptation de la séance au public, etc. afin de professionnaliser son enseignement du Qigong.

Cette partie de la formation est animée directement par des enseignants de la Fédération Française Sport Pour Tous (FFSPT).

 

N'hésitez pas à nous contacter directement pour plus de détails.

 

Pour référence, cette petite citation du livre "Qigong Tuina vol.2 Pratiques d'autoguérison par le Qigong" (Amaël Ferrando, éditions Chariot d'Or) donnera une meilleure compréhension de l'état d'esprit dans nous souhaitons véhiculer l'enseignement du Qigong :

 

"Le Qigong est dans une période historiquement importante de son développement. De plus en plus diffusé, cet art de santé se répand à grande vitesse dans le monde entier. Cette diffusion se fait au profit de centaines de millions de personnes qui le pratiquent quotidiennement avec de grands bénéfices pour leur santé et pour leur existence.

Elle pourrait aussi se faire au détriment du Qigong lui-même : enseigné par des personnes peu expérimentées, abordé comme une gymnastique récréative ou chorégraphique, il pourrait y perdre une grande partie de sa nature. Alors que le monde entier en parle de plus en plus, que l’IHQFO promeut une journée mondiale du Qigong et même un championnat du monde de Qigong (!), je suis assez abasourdi d’avoir rencontré en Chine nombre de maîtres illustres disant qu’ils vont mourir sans avoir pu transmettre leur savoir, faute de disciples suffisamment engagés. Le Qigong est en effet une pratique énergétique particulièrement profonde, dont on commence à saisir la portée et le contenu au bout de plusieurs années de pratique intensive.

S’il est réjouissant que de plus en plus de personnes s’y intéressent, il serait d’autant plus porteur que ces passionnés puissent mieux comprendre ce que contient leur pratique. C’est le rôle de l’enseignant de véhiculer cette profondeur au mieux de ses capacités. C’est aussi sa responsabilité face aux savoirs qu’il transmet. Pour cela, il doit travailler sans relâche à se plonger chaque jour un peu plus dans la pratique. S’il est impossible de maîtriser intégralement une méthode, le minimum est de faire preuve d’un vrai engagement pour tendre dans cette direction.
Sincérité et humilité en sont les auxiliaires indispensables, vis-à-vis de soi-même autant que de ses élèves.

À l’heure où j’achève cette introduction, des doutes se font jour en moi. Vais-je contribuer par cet écrit à vulgariser un peu plus le Qigong, à donner à des « enseignants non-pratiquants » des méthodes qu’ils pourront retransmettre sans compréhension, sans expérience, sans leur substance ? Des explications qu’ils pourront répéter sans les avoir comprises et encore moins mises en pratique ?

C’est hélas une certitude.

J’espère simplement qu’à travers cet ouvrage, je contribuerai simultanément à nourrir sur leur chemin des chercheurs sincères, des enseignants méticuleux et amoureux de l’Énergie, qui pourront puiser dans certaines idées pour donner encore plus de portée à leur transmission.

Chaque enseignant porte cette responsabilité, face à ses élèves comme face au Qigong lui-même.

Il est évident qu’une grande partie des « professeurs de Qigong » sont très loin d’un niveau de maîtrise des méthodes qu’ils enseignent. Ils ont pour certains appris avec des formateurs encore plus inexpérimentés. D’un autre côté, la plupart des pratiquants qui ont un vrai niveau de maîtrise n’enseignent pas. Face à cet état de fait, la sincérité et l’humilité peuvent nous protéger de l’appauvrissement intérieur. Si l’on est sincère et humble quant à son niveau, avec soi-même et avec ses élèves, on a une excellente base pour continuer à progresser et faire progresser les personnes qui nous font confiance. On ne peut exiger de soi-même une maîtrise totale du Qigong avant de commencer à enseigner, mais on peut cultiver un état d’esprit, l’attitude d’être sur ce chemin, la détermination et la persévérance dans cette direction. Dans l’optique de la transmission, sans doute est-ce le point le plus précieux :
Transmettre l’énergie d’un chercheur sincère et engagé dans sa quête. Si l’on transmet un modèle de maîtrise inatteignable et faux, on trompe les élèves et on se trompe soi-même. Il est très difficile de progresser dans ces conditions.

[…]

Il y a tout d’abord trois prérequis indispensables pour l’enseignant :
- Il doit avoir de l’amour pour ses élèves, être authentique et digne de confiance. Cet aspect est de loin le plus important pour une transmission de qualité et pour la sécurité de tous.
- Il doit comprendre très clairement le fonctionnement de la médecine traditionnelle chinoise et du Qigong.
- Il doit suivre ses élèves, être présent pour pouvoir gérer les éventuelles difficultés de chacun.

Pour les méthodes en elles-mêmes, l’enseignant doit les avoir beaucoup pratiquées avant de les transmettre. En effet à travers une pratique fournie, il rencontre toute une variété de sensations lui permettant de comprendre les mécanismes énergétiques à l’oeuvre. Aussi, si une difficulté se présente, il saura comment la surmonter.

Il est facile d’aider une personne perdue dans une forêt que l’on parcourt soi-même chaque jour, et beaucoup moins aisé si on s’est contenté d’en observer une photo aérienne.

On conseille de pratiquer une méthode chaque jour durant trois ans avant de la retransmettre. Dans la pratique, ce temps peut être un peu rallongé ou raccourci, mais cette durée donne un ordre d’idée assez fiable sur une pratique minimum. C’est aussi dans l’intérêt de l’enseignant d’être vigilant à ne pas brûler les étapes : quand on commence à enseigner une méthode, si on ne l’a pas suffisamment pratiquée, on s’appuie obligatoirement sur ses autres acquis (autres méthodes de Qigong, traits de caractère, acquis éducatifs ou culturels, sports ou autres activités physiques pratiqués par le passé, etc.). Il est alors bien plus difficile d’apprendre soi-même quelque chose de la méthode de Qigong : on transmet notre propre personnalité et c’est cela que l’on rencontre. Aussi intenses ou agréables que puissent être les sensations, la pratique nous maintient alors dans le connu, avec très peu de chances de sortir de cette structure pour rencontrer l’inconnu (ce qui constitue le principe même de tout apprentissage). En plus du danger pour les élèves, enseigner trop tôt revient donc à se priver soi-même d’une part de son évolution personnelle. À l’inverse, quand on enseigne une méthode qu’on a énormément pratiquée, dont on a l’impression d’avoir « fait le tour », dont on n’a plus besoin en termes d’évolution dans sa propre pratique, le fait d’enseigner révèle de nouveaux pans et enseigne de nouveaux contenus à l’enseignant.

Il est bien sûr intéressant de connaître de nombreuses méthodes de Qigong, afin de pouvoir faire des comparaisons et guider les élèves dans les variantes qui leur correspondent le mieux. Mais l’essentiel est d’approfondir des méthodes fondamentales qui vont amener les élèves vers plus de profondeur et de sensations. Une fois intégrés les fondamentaux, il est facile d’extrapoler à d’autres méthodes.

Pour prendre l’exemple de l’enseignement de la posture Da Cheng Yang Sheng Zhuang, traditionnellement l’élève doit pratiquer chaque jour avec son enseignant durant trois ans. À chaque fois, l’enseignant amène des questions, d’abord sur la posture, puis sur la respiration, puis sur les pensées et le psychisme. Quand ces bases sont posées, c’est en interprétant les expériences et ressentis de l’élève, basé sur les théories de la médecine chinoise et du Qigong, que l’enseignant continue d’approfondir sa transmission. Cette posture fait donc l’objet de plus d’un millier de cours d’environ deux heures. De par notre longévité limitée, il est évidemment impossible de faire de même avec chaque méthode, mais l’apprentissage du Qigong n’est pas à penser comme une matière scolaire ordinaire. Quand on est allé très profond avec une méthode, il est aisé d’extrapoler et de retrouver bien plus rapidement la même profondeur avec d’autres postures ou mouvements. À l’inverse, trop nombreux sont les pratiquants qui connaissent de nombreux styles, toujours avec la même superficialité. La variété donne l’illusion de progresser alors que c’est tout l’inverse qui se produit : on se maintient dans la même superficialité que l’on se contente d’expérimenter sur différents supports. Il ne faut donc pas penser que l’on perd du temps à pratiquer la même chose plusieurs années de suite. En fait, si une pratique nous permet de nous transformer intérieurement, on gagne beaucoup de temps.

Je m’efforce très souvent d’expliquer ce raisonnement à mes élèves en passant par différentes métaphores, car il n’est pas facile à intégrer pour des esprits trop imprégnés d’une pensée linéaire. Imaginons que le but du Qigong soit de trouver de l’eau. Il n’est pas nécessaire de creuser partout dans un champ. Si l’on va suffisamment profond à un seul endroit (c’est-à-dire avec une méthode donnée), on peut finir par trouver l’eau, qui sera exactement la même que celle qu’on pourrait trouver quelques centaines de mètres plus loin. Multiplier de petits trous sur tout le champ donne l’illusion de s’activer, mais ne conduit pas loin. Mais bien évidemment, si l’on tombe sur un très gros rocher, il faut aussi avoir l’intelligence d’aller creuser à un autre endroit. Toutes les méthodes ne conviennent pas à tout le monde.

D’où l’importance de s’écouter."

 

Centre de Formation et Recherche en Massage Qigong TuinaDepuis 2004, le Centre de Formation et de Recherche en Qigong Tuina propose des formations en Massage énergétique Qi Gong Tui Na, basé sur les connaissances de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). 

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