Dysménorrhées

en médecine traditionnelle chinoise

LES REGLES DOULOUREUSES OU DYSMENORRHEES

Par XX
 

Les menstruations, plus communément connues sous le nom de « règles », apparaissent durant la puberté (à noter tout de même que certaines filles n’auront jamais leurs règles). Cette dernière peut survenir plus ou moins tôt selon les filles mais arrivera généralement entre 9 et 14ans. 
Les règles sont faites d’un mélange de sang et de fragments de muqueuses gorgées de sang. Elles ponctuent chaque mois le déroulement du cycle menstruel féminin. C’est un événement physiologique.
En effet, chaque mois, un phénomène appelé « ovulation » se produit : un ovule sort de l’un des ovaires pour arriver, normalement, dans la cavité utérine. En cas de fécondation, l’ovule s’y implante et une grossesse commence. Dans ce cas-ci, les règles ne réapparaissent pas (sauf cas exceptionnels). Dans le cas contraire (pas de fécondation) l’ovule se dissout et les règles naturelles surviennent. Elles servent ainsi à évacuer l’ovule dissout, à faire disparaître un nid vieilli pour la repousse du neuf.

La douleur va de pair avec les règles. Mais toutes les femmes ne souffrent pas autant les unes que les autres. Pour certaines (50 à 80% de la population féminine mondiale), c’est un vrai supplice et ceux pendant tout le temps que durera leur cycle menstruel. A noter que les douleurs sont présentes généralement les deux premiers jours des règles.

Dans l’Egypte antique, à Deir el-Medineh, existait un « lieu des femmes » construit à l’extérieur du village. C’était un lieu dans lequel les femmes se retiraient pendant leurs menstruations. Pendant ce temps, les autres femmes s’occupaient d’elles et les soulageaient de leurs responsabilités familiales, domestiques ou de travail extérieur. 
Il est certain que l’absence momentanée des femmes, et surtout si elles étaient plusieurs en même temps, créait des problèmes dans la vie sociale du village et motivait, durant ces périodes, le personnel masculin à prendre congé de leur travail pour s’occuper du foyer.
 Plusieurs civilisations à travers le monde et à travers le temps ont également fonctionné de cette manière (comme au Japon ou chez les amérindiens). 

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De nos jours, grâce à certaines études, le corps médical reconnait les douleurs des menstruations ainsi que l’impact physique et psychologique qu’elles peuvent engendrer auprès des femmes à tel point qu’en Europe, certains pays comme l’Italie discutent pour instaurer des jours de congés (déjà instaurés en Asie, depuis 1947 au Japon). 
Les questions qui reviennent souvent sont « Pourquoi ça fait si mal ? Est-ce que c’est normal ? Et comment soulager la douleur ? »
« Dysménorrhée » prend sa racine dans les mots grecs « dus », « men » et « rhein » signifiant respectivement « difficulté », « mois » et « couler ».  
 La douleur est souvent présente les deux premiers jours des règles. Chez certaines femmes, la période des règles peut être accompagnée par un véritable malaise général. La douleur se manifeste par des crampes dans le bas ventre et irradie parfois vers les cuisses. Elles peuvent survenir la nuit et alors empêcher de dormir. Des vomissements, de la diarrhée, des frissons, des bouffées de chaleur, et des douleurs aux seins peuvent apparaitre et devenir handicapant en empêchant toutes activités. Certaines femmes restent même prostrées dans leur lit, prenant une position dites « antalgique ».
Bien que certains mystères demeurent encore, plusieurs théories sont émises, depuis des décennies, par la médecine occidentale. L’une d’elle émet l’hypothèse selon laquelle la participation psychologique ou l’hérédité familiale transmise de mère en fille entretiendrait, voire majorerait, le phénomène. La médecine reste encore très embarrassée quant à son incapacité à répondre avec précision à une question en apparence aussi banale : pourquoi certaines femmes souffrent-elles autant lors de leurs règles ?
Certes, il existe dans certains cas une raison pouvant expliquer la douleur : infection, endométriose, etc… On parle alors de dysménorrhée secondaire. Mais le plus souvent, aucune cause évidente ne peut expliquer la dysménorrhée. On parle alors de dysménorrhée essentielle ou primaire, c’est-à-dire de règles dont la douleur fait partie du processus normal des menstruations. Elle ne touche que 50% des femmes et est assez grave dans environ 15% des cas. Autrefois, on pensait, que seules les règles qui suivent une ovulation étaient douloureuses, en prenant l’exemple typique des premières règles survenant à la puberté car il arrive que ces celles-ci surviennent sans qu’il y ait encore d’ovulation ; elles sont donc alors, toujours indolores. 

Depuis quelques années, d’autres études prouvent que les causes semblent provenir des contractions excessives de prostaglandines, hormones qui provoquent les contractions de l’utérus pendant les menstruations et l’accouchement. Les douleurs s’expliquent probablement par les contractions de l’utérus qui surviennent lorsque l’irrigation sanguine de la membrane qui tapisse l’utérus (endomètre) est réduite.

D’autres facteurs peuvent aggraver la douleur associée à la dysménorrhée primaire. Entre autres, le basculement de l’utérus (rétroversion), le manque d’exercice, le stress psychologique ou social, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’embonpoint et le début des menstruations avant l’âge de 11ans. 
Une nouvelle étude américaine, qualifiée de « révolutionnaire » par le quotidien britannique The Independant, menée grâce à 3302 femmes, met en évidence dans l’apparition de la dysménorrhée, une inflammation aigue, liée à la présence d’une protéine C réactive qui est synthétisée par le foie et apparait dans le sang en cas d’inflammation de l’organisme. Son taux est mesuré par prise de sang et est évalué pour les risques d’inflammation, infections et  maladies cardiovasculaires, AVC et crise cardiaque.
A l’origine de l’étude, selon les chercheurs de l’Université de Californie à Davis, les femmes qui souffrent de syndrome prémenstruel ont un taux élevé de cette protéine C réactive dans le sang. Cependant, il est noté que des études plus approfondies sont nécessaires pour déterminer le rôle exact de la CRP pour chaque symptôme. En février 2016, le docteur John Guillebaud, qui enseigne à l’Université College London, affirme que « les douleurs ressenties pendant les règles pouvaient être aussi violentes que celles ressenties lors d’une crise cardiaque et qu’il fallait se saisir de ce sujet, trop longtemps négligé par la recherche médicale ».

De plus en plus de médecins, préconisent les bonnes vieilles recettes de grand-mère, à savoir « bouger », car le fait d’exercer une activité favorisera la diminution rapide de la douleur.
Un bain chaud ou une simple bouillote sur le bas ventre afin de relaxer au maximum les muscles de l’utérus contribue également à la diminution de la douleur.
Une autre alternative, médicamenteuse, est souvent prescrite :
- Paracétamol : anti douleur le moins puissant constaté par les femmes en cas de dysménorrhée (3 g max par jour)
- Spasfon : anti-spasmodiques  (deux lyophilisats une à trois fois par jour) 
- Ibuprofène : action plus forte car diminue l’inflammation des tissus lésés et les contractions de l’utérus (1200 mg max par jour) 

Les douleurs menstruelles sont souvent soulagées par l’usage d’anti- inflammatoires non stéroïdiens dont l’effet est d’entraver la formation des prostaglandines pro-inflammatoires. Si l’ibuprofène ne convient pas, un autre type d’anti-inflammatoire peut être prescrit comme le naproxène ou encore l’acide méfénamique. Ils soulagent les douleurs causées par les contractions utérines, les maux de tête, les nausées et la diarrhée. Bien que ceux-ci soient efficaces, 20% à 25% des femmes atteintes ne sont pas soulagées par ces médicaments.
Mais les contraceptifs sont également très recommandés car ils diminuent les douleurs en permettant un développement beaucoup moins important de la couche interne de l’utérus (ex : contraception oestro-progestative) et réduisent le flux menstruel.
Certaines personnes font le choix de ne plus être menstruées en prenant des contraceptifs en continu, ce qui est radical pour la douleur.
Des traitements hormonaux sont parfois utilisés, prescrit par le gynécologue ou l’endocrinologue selon le bilan de la personne (dans certains cas c’est un symptôme d’un dérèglement hormonal).


 

Dans l’histoire de la médecine traditionnelle Chinoise, nous pouvons remonter à ses débuts qui date de plus de trois mille ans avant Jésus Christ, particulièrement appelé « la période légendaire ». Des premiers textes ont été retrouvés,  « Le Classique de médecine », dont l’Empereur jaune en est l’auteur. Ce livre était un recueil de discussions sur la prévention des maladies et la protection de la santé.
 A la même période  « Le Classique des herbes médicinales ou traité de pharmacopée » de Shen Nong est apparu, est mis en pratique au fil des siècles par les praticiens ainsi que, par la science moderne. 
Dans « la dynastie Han » de 221 à 206 ans avant J.C, une avancé fut produite, grâce à Zhang Zhong Jing, qui fut témoin du décès de sa famille. Il s’est consacré à l’étude de la médecine, avec l’aide des anciens textes médicaux. Zhang a réalisé des livres de médecine chinoise les plus influents  « le Shang Han Lun » et « le Jin Kui Yao Lue » ainsi que, le fondement de la méthode du diagnostic différentiel et des tableaux cliniques. 
Huang Fu Mi sous « la dynastie des Trois royaumes et les dynasties du Nord et du Sud » de 220 à 589 après J.C,  a rédigé le « Zhen Jiu Jia Yi Jing » le Compendium classique d’acuponcture et de moxibustion. Donnant de nombreuses précisions sur les méridiens et points d’acuponcture comme leur localisation exacte, les indications, et méthodes de manipulation.
Sous « la dynastie Sui et Tang » de 589 à 907 après J-C, L’administration chinoise rend officiel l’enseignement de la MTC (médecine traditionnelle Chinoise) et d’appuie sur des concours écrits.
Pendant « la dynastie Jin, Song et Yuan » de 1115 à 1367 après J.C. Quatre grandes écoles voient le jour :
-    Ecole du froid (les énergies pathogènes se transforment toutes en feu ou chaleur).
-    Ecole de l’attaque et de la purgation (centrée sur l’énergie pathogène).
-    Ecole de la tonification de la terre et du corps
-    Ecole de l’entretien du Yin (pour nourrir et contrôler le Yang).
Dans « la dynastie Ming et Qing » de 1368 à 1911 après J.C, de nombreuses synthèse et compilations sont réalisées. Les différentes écoles ont mené une guerre contre les maladies infectieuses, apportant des informations primordiales sue les transmissions des gènes pathogènes en particulier pour les maladies sans gravité. 
Dans « l’époque contemporaine » en chine, de la révolution de 1911 aux années 50, de nombreux conflits voient le jour entre la MTC et la médecine occidentale. Une coopération entre les deux médecines se mets en place (deux cursus parallèles, de même durée).
En occident, Georges Soulié de Morant, consul de France en Chine, introduit les premiers fondements en France. Du fait, de l’absence de communication avec la chine et des conflits entre les différents courants d’acuponcture en France, la MTC, se développe de façon anarchique. Dans les années 80, l’ouverture de la Chine populaire permet de meilleurs échanges. 
Tout au long de l’histoire de la Chine, la médecine traditionnelle chinoise a joué un  rôle important dans le domaine de la santé. Elle a notamment sauvé des millions de vies en chine, au traitement des maladies les plus courantes et l’accent mis sur la prévention.
 
La MTC vise à maintenir l’harmonie de l’énergie à l’intérieur du corps ainsi qu’entre le corps et les éléments extérieurs. La santé est liée à la capacité de l’organisme de maintenir la dynamique nécessaire pour affronter les agressions. En contrepartie, la maladie se manifeste lorsque l’organisme a perdu sa capacité d’adaptation.
Pour que la santé se maintienne, l’harmonie doit résider dans chacun des éléments ainsi qu’entre les différents éléments et sur tous les plans : dans chacun des organes de l’individu, entre ces organes ; dans l’individu, et entre l’individu et son environnement. La MTC ne traite pas les symptômes comme une médecine mécanique, mais la personne, de façon holistique.
Selon la vision chinoise, qui est à la fois symbolique et pratique, tout dans l’univers est mis en mouvement par une force fondamentale, une énergie appelé Qi. Il permet aux plantes et aux êtres vivants de croître. Il est invisible et impalpable. Le Qi soutient les fonctions du corps tant que de l’esprit.
Ce flux énergétique circule dans tout le corps au moyen d’un réseau immatériel, mais précis, des voies appelées méridiens et sur ces trajets méridiens, se trouvent des points cutanés, appelés points d’acupression d’où nous pouvons réguler le débit. (Excès ou déficience) 
Le Qi peut être perturbé par plusieurs facteurs, internes ou externes.
L’équilibre n’est jamais statique, mais sans cesse en mouvement entre les deux forces opposées, complémentaires et interdépendantes que sont le Yin et le Yang.
Le Yin est représenté par les forces de type passif, froid, profondeur, humidité...
Le Yang est désigné par les forces de type actif, chaud, sécheresse, surface….
Le Yin et le Yang sont toujours en relation dynamique : lorsqu’un est en excès l’autre s’épuise. Dans tous les cycles naturels, le Yin et le Yang se succède.
Sur une personne en bonne santé, les mouvements du Yin et du Yang sont harmonieux mais quand l’un vient à manquer, l’autre prend le dessus et se manifeste par des symptômes qui lui sont propres.
Il est vrai, que dans la pensée chinoise, les principes du Yin et du Yang se retrouvent tant dans la nature que dans l’anatomie et la physiologie. L’alternance entre le Yin et le Yang se fait par un processus constant de transformation. Les Chinois ont déterminé 5 éléments dans ce processus, qui dans un ordre précis donnent vie selon le principe d’engendrement.

 
Pour la MTC (Médecine traditionnelle chinoise) toute douleur est considérée comme anormale et il faut donc prendre en compte les signaux d’alerte envoyés par le corps, ainsi que comprendre cette réaction qui n’est ni physiologique et encore moins naturelle mais bien pathologique.
La MTC ne se limite pas à traiter uniquement les symptômes, le praticien se doit également de traiter la cause. Il apparaît donc comme une évidence qu’il faille en découvrir la cause avant de proposer un traitement tout en gardant en mémoire que chaque cas est particulier et que les traitements sont propres à chacun.
Les causes peuvent être multiples, accumulées ou séparées, mais il faut également considérer l’état psycho-émotionnel et l’influence de l’esprit sur le corps.
La douleur avant ou pendant les règles est vue comme une obstruction de la libre circulation de l’énergie (Qi) et du sang. Dans la vision de la MTC, les règles sont rattachées aux vaisseaux Ren Mai et Chong Mai (liées à l’estomac à travers celui-ci) grâce à l’action du Tian Gui, une substance active de la puberté à la ménopause. Celles-ci sont gouvernées par l’utérus et en relation avec les reins mais sans oublier, le cœur, le foie et la rate en interdépendance avec le sang qui joue un rôle primordial pour soutenir les fonctions de l’utérus.
Le rein par son essence Jing, stocke mais circule dans l’organisme et particulièrement dans les 8 méridiens. Il détermine la croissance, la reproduction, le développement, la maturation sexuelle, la conception et la grossesse. Si le Jing ne circule pas convenablement et/ou est faible, le Chong Mai et le Ren Mai sont vides. On parlera alors de vide de sang et vide de Qi.
L’énergie Qi est indispensable à la constitution de l’organisme et à l’entretien de son activité vitale. S’il ne circule pas et stagne, il provoque des pathologies.
Le foie a pour fonction de stocker le sang et réguler le volume sanguin. Il s’occupe aussi de régler les menstruations et assure la libre circulation du Qi. Si le foie ne fait pas son travail et que le Qi reste bloqué, des stases de sang se formeront alors (caillots provoquant des douleurs).
Le cœur, quant à lui, gouverne le sang. Il le fabrique et le propulse dans les vaisseaux qu’il contrôle. Un vide de sang peut être la cause d’un déficit de sang pendant les menstruations et peut donc provoquer des aménorrhées, des retards de règles ou une abondance très faible. 
La rate contrôle le sang. Elle en gouverne le transport et la transformation. Son rôle est primordial dans la mesure où elle trie l’essence des aliments qui sont transformés par la suite en sang. Sans le travail de la rate, le reste des organes ne suivra pas. Si celle-ci est défaillante ou l’inverse, cela pourra provoquer des saignements très abondants.
Le Chong Mai relie l’estomac à l’utérus. Si l’estomac est déficient, il y aura un manque de production du sang et donc une absence de règle. A l’inverse, s’il est en excès, alors il pourra provoquer nausées et vomissements pendant les règles. 
On peut diviser les dysménorrhées en deux grands groupes : celles de type « plénitude » et celles de type « vide ».


◦    La dysménorrhée de type plénitude :

-    Stagnation de l’énergie et du sang : la stagnation de l’énergie du foie et le stress, comme les tensions émotionnelles, sont le plus souvent en cause et provoque les douleurs.
-    Stagnation de froid dans l’utérus : la période allant du début des règles et peu après est une période de grande fragilité pour la femme. L’exposition au froid provoque des stases de sang, et donc une stagnation de Qi et de sang, ainsi que des douleurs utérines. Cela se transformera en une pathologie interne.
-    Accumulation de chaleur-humidité : du climat ou déséquilibre interne se transforme en glaires. L’humidité externe blesse la rate et favorise l’installation interne. Il provient d’un vide de Qi et de Yang de la rate, perd ses capacités de transport/transformation et finit par entraver la circulation des liquides organiques. La chaleur, elle, est toujours pathogène. Elle ne vient pas forcément de l’extérieur, il s’agît plus d’une énergie naturelle du corps (cœur/reins-Ming Mai) 

◦    La dysménorrhée de type vide :

-    Vide de Qi et de sang : c’est un épuisement du Qi et du sang qui proviennent généralement de la rate et/ou de l’estomac. Cet épuisement est la conséquence d’un effondrement. Le vide de sang est incapable de nourrir les méridiens et les organes. Cela peut provoquer oligoménorrhée, aménorrhée et spanioménorrhée voire une perte abondante de sang.

-    Vide du foie et des reins : Le vide du foie entraîne un vide de rein et vice-versa. Le rein a un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme, de l’eau et des liquides organiques. En cas de vide, il provoque oligoménorrhée, aménorrhée et métrorragies. Le foie stocke le sang et régule le volume sanguin. En cas de déséquilibre, on parle d’aménorrhée et d’infertilité.

 

Contrairement à ce que l’on pense, la douleur n’est donc en aucun cas normale. Après avoir étudié la question du « pourquoi ces douleurs ? », on se rend compte qu’il n’est pas aisé, voire pas possible (trop de symptômes différents), de trouver un remède  unique pour soulager toutes les femmes. Chaque cas est différent, c’est pour cela que le praticien devra avant tout effectuer un bilan énergétique dans le but de trouver la cause des douleurs de sa patiente avant d’être en mesure de lui proposer une séance de traitement. Un traitement qui servira à rééquilibrer le corps et qui permettra à celui-ci de s’autocorriger. Bien que la médecine traditionnelle chinoise n’ait plus besoin de prouver son efficacité, il reste quand même nécessaire d’avoir un avis médical ainsi qu’une bonne hygiène de vie pour apprendre à écouter son corps (sommeil, alimentation saine, activité physique régulière...).   
L’être humain est un tout complexe. Le maintien de son équilibre repose essentiellement sur un mode de vie sain, tant psychologique que physiologique, mais dépend aussi de nombreux autres facteurs. Comme l’enseignement oriental depuis des millénaires, tout, dans l’univers, est interrelié. La médecine traditionnelle chinoise est une façon de voir l’univers et ses interrelations. Elle peut devenir un outil pour mieux se connaitre. Et, aider à atteindre cette harmonie à laquelle l’être humain aspire. 
Il est important également d’accepter ses émotions et de savoir les gérer car chacune d’entre elles peut fragiliser (du simple déséquilibre à la pathologie) les organes. Garder un bien-être psychique, c’est garder un corps sain, comme un corps sain prévient d’un psychique équilibré : Mens sana in corpore sano.
 

« Fais du bien à ton corps, pour que ton âme ait envie d’y rester »  Proverbe chinois.


Etude de cas


 
    

Si ce sujet est présenté aujourd’hui, ce n’est pas par hasard. Beaucoup de gens de mon entourage et moi-même sommes touchées par la dysménorrhée. J’ai ainsi pu recueillir de nombreux témoignages, que ce soient par ma famille, mes amies ou encore mes collègues. Il en est ressorti que la plupart d’entre elles refusent net l’idée de prendre des médicaments pendant plusieurs années et préfèrent souffrir plutôt que de consommer sans cesse des antalgiques (sauf lors de cas extrêmes ou rendez-vous important).  
Il en ressort aussi que nous sommes toutes d’accord sur le point suivant : les symptômes sont vécus comme une gêne dans la vie de tous les jours. 
La médecine douce est une alternative à la médecine occidentale. Lorsque celle-ci ne peut vaincre le syndrome, car cela reste une maladie sans véritable remède. C’est pour ces raisons que, dans le cadre de mon étude, plusieurs personnes ont manifesté le désir de me servir de « patiente volontaire ». Le désir de revenir aux sources afin de se soigner le plus naturellement possible est la première motivation de la plupart de ces personnes. On compte également l’aspect préventif de la MTC qui a tout son intérêt puisqu’elle aide à rester en bonne santé.

Après cette étude, je m’aperçois qu’il existe un véritable sexisme dans le monde médical et une tendance à considérer les femmes comme étant « douillettes ». Pour appuyer mes propos, un jour, lors d’une crise de dysménorrhée, un interne de l’Hôpital Nanterre Max Fourestier m’a reçu en consultation gynécologique et voulu me prescrire un antalgique. Je lui ai précisé que le Spasfon n’était pas efficace. Il m’a rétorqué mot pour mot : « Mon professeur à l’université nous a confirmé que le Spasfon en comprimé était aussi efficace que du pipi de chat ! ». Il s’agît pourtant là d’un antalgique prescrit notamment pour les personnes atteintes de dysménorrhée. Cela veut donc bien dire que depuis des décennies, on enseigne aux médecins que la parole d’une femme est sans valeur. Et grâce à ce mémoire, j’ai pu constater, en échangeant avec d’autres femmes, que nous avions quasiment toutes au moins une fois subit une violence gynécologique ou obstétricale.
En navigant sur internet, je m’aperçois que de nombreuses pétitions ont été lancées à ce sujet afin d’inciter le Défenseur des droits à s’autosaisir du dossier, en vertu de l’article de la loi organique du 29 mars 2011. Le Défenseur des droits est chargé « de lutter contre les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, ainsi que de promouvoir l’égalité ».
Plusieurs articles ont été publiés sur les violences obstétricales. On peut en lire dans le journal Libération datant du 6 décembre 2017 par Aurore Coulard qui dénonce le fait que le corps médical ne serait pas à l’écoute des femmes. On en lit aussi dans l’OBS sur les brutalités physiques ou verbales dans le cadre des soins gynécologiques, écrit par Rozenn Le Carboulec, Audrey Cerdan et Grégoire Humbert. Mais aussi, dans le journal 20 Minutes « Livre noir de  la gynécologie : Repenser la formation des médecins pour lutter contre les maltraitances médicales » le 5 novembre 2017.
Les femmes en ont véritablement « ras-le-bol » de ne pas être prises au sérieux, surtout quand il s’agît de leur santé. D’où l’importance pour elles de trouver une alternative efficace et si possible sans effets secondaires.
J’ai sélectionné une « patiente volontaire » grâce à certains critères : elle ne présente aucune autre pathologie que la dysménorrhée, elle est assez disponible pour nous permettre de suivre assidûment les séances et rigoureusement le protocole. Cependant, ma patiente volontaire souhaite rester dans l’anonymat. Pour cette raison, dans ce mémoire, nous l’appellerons A. 
A est une jeune femme âgée de 26 ans, célibataire et vivant seule. Ancienne nageuse de compétition à échelle nationale de ses 7 à ses 19ans, elle ne pratique plus aucune activité physique depuis 3 ans. A, dû arrêter la compétition pour des raisons personnelles mais continuait à nager quelques heures par semaines pour le plaisir jusqu’à ses 23 ans. Depuis l’arrêt de ses compétitions, à 19 ans, A s’est mise à fumer des cigarettes ainsi que des drogues dîtes douce. Après une conversation plus approfondie, j’ai appris qu’elle avait eu beaucoup de problèmes familiaux (séparation de ses parents puis divorce, emménagement de son père avec sa nouvelle amie, absence de ce dernier, etc…). A a également des antécédents médicaux : méningite virale, amygdalectomie et adénoïdectomie en 2000. 
De 2011 à 2015, A fut agent au service courrier. Elle se retrouvait à porter des charges de 30 kg. 
De 2015 à 2017, elle a exercé un métier très physique (généralement exercé par des hommes) : chauffeur manutentionnaire. Elle devait à nouveau manipuler des charges très lourdes (800 kg à 1 tonnes par jour à la main) ce qui a déclenché dans un premier temps une sciatique puis une hernie. Il lui a fallu tester plusieurs traitements et deux infiltrations durant 1 an. Ils furent sans effet et elle dû donc subir une chirurgie. Suite à son opération, A a été immédiatement soulagée. Après plusieurs mois, et une longue rééducation à base de kinésithérapie avec massage et électrode, A a pris beaucoup de poids et avec celui-ci vint une légère douleur dans le bas du dos. Elle serait due à une mauvaise coordination des muscles (manque de musculature abdominale) ainsi qu’à la mémoire de la douleur qu’a gardé le nerf. Depuis quelques mois, A souffre d’alopécie qui se recouvre de petits cheveux depuis peu, sans traitement car c’est la première fois qu’elle en ait atteinte.
Pour cette patiente, la dysménorrhée s’est déclarée aux premières règles, c’est-à-dire dans son cas à l’âge de 13 ans. Ses cycles de 28 jours sont généralement réguliers (sauf en cas de stress). Ses menstrues durent généralement 4/5 jours. Une semaine avant elle ressent des « fringales » avec une forte envie de chocolat.
Nous avons pu établir un diagnostic différentiel. C’était une première donc la consultation était un peu longue et, à mon sens, parfois laborieuse). Le fait de mettre en pratique m’a beaucoup appris tant sur le plan théorique que sur le plan personnel (gain d’assurance, meilleure diction et formulation, etc).
Définition :
Diagnostic différentiel : En médecine Chinoise, le diagnostic permet d’évaluer l’état de la structure et du fonctionnement de l’organisme en termes de potentiels énergétiques, on l’appelle aussi « diagnostic énergétique », « bilan énergétique » ou encore « diagnostic différentiel ». Il apporte des indications de nature quantitative et qualitative sur la matière vivante, à la fois sur sa structure (c’est-à-dire-dire sur l’aspect matériel Yin) et sur sa dynamique fonctionnelle (c’est-à-dire sur l’aspect immatériel du Yang).
Diagnostic différentiel


Symptômes ressentis :
 La patiente se plaint de douleurs et de désagréments pendant ses menstruations.
Concernant la tête, ça commence par des douleurs, s’ajoutent ensuite les vertiges, les nausées et enfin vomissement (si elle mange pendant cette période). 
Elle ne vomit qu'une seule fois, le 1er jour de règle, suite aux nausées et aux maux de tête. Après cela elle se sent un peu mieux. Pour calmer ses douleurs dans le bas ventre, elle est obligée de prendre du « codoliprane » afin de pouvoir remplir ses obligations.
Ces douleurs (à la tête, au ventre, dans le bas du dos ainsi qu’aux seins) s’étendent sur 3 jours (1 jour avant le début des menstruations jusqu’au 2ème jour).
La patiente ne sait pas comment décrire ses douleurs (dire de quel type elles sont). Elle parle de contractions utérines qui irradient vers le bas du dos  et engendrent des selles molles.
Durant les premières heures, le sang est noir. Il s’éclaircie ensuite petit à petit avec un flux très abondant qui diminuera ensuite. Des caillots sont constatés.

L’examen de la langue a été fait à la lumière du jour : la patiente n’a pas consommé de produits colorants ce jour-là.
J’ai pu constater que sa langue était très légèrement enflée grâce aux traces de dents sur les côtés, et est de couleur pourpre. J’ai pu également voir de légères petites fissures sur les zones : foie et vésicules biliaires.  Une grande et profonde fissure était aussi visible. Elle commence au fond de la langue (reins, vessie et intestin grêle) jusqu’à la pointe (poumon/cœur) en passant par le centre (estomac/rate). Sur la pointe de la langue j’ai pu constater de petits points rouges.
Sous la langue, se présente des veinules bleues mais courtes.
La langue est couverte d’un enduit épais et jaunâtre. L’enduit recouvre entièrement la partie rate/estomac et s’étend jusqu’au fond (reins, vessie, intestin grêle).
La langue ne présente pas de signe d’humidité, et est d’aspect normale voir un peu sèche. Selon, la référence du tableau des différents types de personne : A est représentée par le type terre. Son visage est rond, sa mâchoire large, une tête imposante, une carrure développée et des muscles solides.
Son visage tire beaucoup vers le rouge, notamment, sur les zones joue/front/menton. Son nez est de couleur rose mais la pointe tire plutôt vers le blanc/jaune.
Les yeux de A ont un aspect brillant sur les blancs des yeux, les coins présentent de petits vaisseaux rouges.
Concernant ses oreilles, le lobe est blanc mais plus on monte vers le cartilage, plus la teinte vire au rouge foncé. Il n’y a rien de remarquable à propos de la taille et de la forme du lobe. Les lèvres tirent sur le rouge voire sur violacé et les ongles sont jaunes.
Sur les jambes et les bras, au toucher, j'ai pu constater une peau totalement sèche et chaude ainsi que des veinules bleues légères en interne.
Prise de pouls :
- Vitesse : 68 
- Pouls irrégulier
- Pouls avec force
- Profondeur : Superficielle à droite et moyen à gauche.
- Racine à droite et sans racine à gauche.
- Sans tension à gauche et tendu à droite.
Suite à ce diagnostic différentiel et aux éléments obtenus, nous pouvons établir une conclusion, afin de pouvoir proposer un traitement. 
Dans le cas de la patiente, c’est flagrant. Les signes montrent une chaleur plénitude avec stases de sang et un déséquilibre du foie, qui attaque la rate et l’estomac.
De ce fait, nous allons utiliser plusieurs points en combinaison de différents méridiens pour traiter la cause : 
- 17 V
- 18V
- 6 Rte 
- 10 Rte
- 4 GI
- 3 F
Si besoin est, en plus, nous pouvons traiter, quelques jours avant les menstrues, les symptômes gênant comme la nausée et les vomissements avec les points ci-dessous :
- 21 V
- 12 RM
- 6 MC
Puis pour les douleurs aux seins :
- 21 Rte
- 6 MC
- 3 F

LE POINT 17 V : POINT SHU DU DIAPHRAGME ET DU SANG
Il est indiqué pour toutes les maladies dues à un désordre de sang, et a pour actions :
- Donner de la vigueur au sang et chasser les stases
- Rafraichir la chaleur du sang 
- Nourrir, harmoniser le sang.
Il se trouve sur le méridien de la vessie, au creux sous la Dorsale 7 (D7), à 1,5 cun. On peut prendre comme repère la pointe des omoplates.

 
 

    

LE POINT 18V : POINT SHU DU FOIE
Comme nous le savons, le foie dans la MTC, règle les menstruations, et est en interaction avec le sang. De ce fait, ce point Shu sera utilisé afin de soutenir les fonctions de l’Utérus. Ses actions principales pour le traitement sont :
- Fait circuler le Qi du foie
- Régule et nourrit le sang du foie 
- Rafraichit le feu et élimine la chaleur humidité.
Il se trouve sur le méridien de la Vessie, au creux sous la Dorsale 9 (D9), 1,5 cun.

 

LE POINT 6 RTE : Réunion des trois Yin
C’est un point de croisement des méridiens du Foie, de la Rate et des Reins. Il a pour actions dans le traitement :
- Harmoniser le foie
- Régler les menstruations
- Effets bénéfiques sur les organes génitaux.
- Tonifie le sang
Il est indiqué pour les troubles gynécologiques et génitaux, déséquilibre du sang et troubles psychiques.
Il se trouve sur le méridien de la Rate, à 4 cun (un travers de main) au-dessus de la malléole.

 

LE POINT 10 RTE : MER DU SANG
Comme son nom l’indique, c’est un point qui traite particulièrement les pathologies du sang. Il a pour actions dans le traitement :
- Redonner de la vigueur au sang et disperse les stases.
- Rafraichit le sang
- Harmonise les menstruations
Il est indiqué pour les troubles de dysménorrhées, aménorrhées, règles irrégulières, métrorragies, leucorrhées et strangurie avec hématurie.
Il se situe sur le méridien de la Rate, aux muscles internes des cuisses.


 


LE POINT 4 GI : LES VALLEES QUI SE RENCONTRENT 
Aussi appelé, la gueule du tigre, il a pour actions dans le traitement :
- Suppression de la douleur ( analgésie)
- Calmer l’esprit Shen
- Restaure le Yang
Il est indiqué pour les douleurs, dysménorrhées dues a la stagnation de Qi et sang, spasmes ( en complément du 3F) et tremblement.
Il se situe sur le méridien du Gros Intestin, sur la face externe de la main au 2ème métacarpien.

 

LE POINT 3F : GRANDE PRECIPITATION

Comme nous le savons, le foie dans la MTC règle les menstruations, et est en interaction avec le sang. Il est utilisé dans ce traitement en complément du 4GI, il a pour actions dans le traitement :
- Résoudre les spasmes
- Regler les menstruations
- Controler le Yang du Foie
- Lisse l’écoulement du Qi du Foie 
- Calme l’esprit Shen
Il agit sur la zone de l’uterus.
Il se trouve sur le méridien du Foie, sur le dos des pieds, dans une dépression distale à la jonction du premier et deuxième os métatarsien.

 

Ci-dessus les points méridiens présentés seront utilisés pour le protocole initial, à savoir une fois par semaine dès l’arrêt des menstrues, afin d’exercer sur un cycle entier et pouvoir ainsi observer l’évolution de la dysménorrhée. 
Les points présentés ci-dessous traiteront exclusivement les symptomes gênant, entre autre, les douleurs liés aux seins ainsi que les nausées. J’ai choisi, d’effetuer ce protocole en dehors de l’initial, car il serviront a aténuer les désagrément à courte période. De ce fait, ces points seront utilisés les 3 derniers jours avant les règles.
Pour les nausées,  les points utilisés sont :
- 21 V
- 12 RM
- 6 MC
Pour les douleurs liées aux seins ce sont les points :
- 21 Rte
- 6 MC
- 3 F
Certains points seront répétés, car il seront utilisés en combinaison et devraient être efficaces sur la zone souhaitée. D’ailleurs, une étude effectuée par des scientifiques chinois a trouvé des preuves tendant à affirmer que les combinaisons de points auraient un effet synergétique. Cette étude consiste en l’analyse de la façon dont différentes régions du cerveau se mettent en activité après une stimulation de points. Cinquante- sept sujets sains ont subi une IRM avant et après.
Plus de régions cérébrales montrèrent une activité altérée après une stimulation avec  combinaison de points par rapport à un seul point stimulé. Ce qui suggère que les combinaisons ont un effet synergétique.
« J.Altern Complement Med. 22 Aout 2016 ».


Les nausées et vomissement
LE POINT 21 V: POINT SHU DE L’ESTOMAC
Ce point a pour action dans la combinaison de réguler l’estomac et faire descendre la rébellion. Il est indiqué pour les désordres dus à une plénitude de l’estomac (feu, mucosités, humidité, froid, rétention d’aliments..).
Il se situe sur le méridien de la Vessie, au creux sous la Dorsale 12 (D12) à 1,5 cun.


 


LE POINT 12 RM : EPIGASTRE MOYEN
Ce point a pour action dans la combinaison de tonifier l’estomac et la rate, et de réguler le Qi de l’estomac. Il est indiqué en cas de selles molles, de fatigue, de nausées, de digestion difficile et de vomissement.
Il cible la zone de l’estomac. 
Il se situe sur le méridien du Vesseau Conception (Ren Mai), à 4 cun (un travers de main) au dessus du nombril.

 

LE POINT  6 MC : PORTE INTERIEUR
Ce point a pour action d’harmoniser l’estomac dans la combinaison. Il est indiqué pour les nausées, les éructations, les reflux, le hoquet et les règles douloureuses. Il agit sur la zone de l’estomac et de l’utérus. 
Il se situe sur le méridien du Maître Cœur à 2 cun au-dessus du pli du poignet, entre les tendons palmaire et grand palmaire.


 

Les douleurs liées aux seins
LE POINT 21 Rte : GRANDE ETREINTE
Ce point n’a pas une grande action pour cette combinaison mais il est indiqué en cas de douleurs dans tout le corps. Associé au 6 MC et 3 F
Le 6MC dans cette combinaison aura une action sur la douleur et distansion de la poitrine.
Le 3F sera plus indiqué en cas de rougeurs et de douleurs liées au seins.
Il se situe sur le méridien de la rate, précisément sur le 6 ème espace intercostal et sur le coté de la poitrine.

  

Pour conclure, durant les séances de traitement, les points du 6 Rte et 4 GI ont été très sensibles d’après la patiente mais largement supportables, contrairement au 21 Rate. La durée de travail sur ces points « sensibles » n’a pas excedé 3 minutes, avec une lègere pression en fonction de la demande de la patiente. 
Les points 17 V, 18V, 10 V et 3 F ont été travaillé 5 minutes chacun. 
Les points : 21 V, 12 RM, 6MC ont également été travaillé 5 minutes chacun. 
Pour le point 21 Rate, il était presque douloureux pour la patiente. J’ai dû d’abord le travailler à distance, puis légèrement à la deuxieme séance. Ce n’est qu’à la dernière séance que ce point a pu être desensibilisé partiellement et que j’ai pu exercer une pression un peu plus forte (en fonction du ressenti de ma patiente).
Au debut de la première séance du cycle, la patiente n’arrivait pas à exprimer son ressenti. Au fur et à mesure, elle se laissa un peu plus aller et pouvait m’exprimer certaines sensations de bien être ou de points sensibles (6Rte et 4GI). A la deuxieme semaine, A m’appela pour me dire que dans la nuit, aux environs de 5h du matin, elle avait eu une diarrhée pâteuse mais qu’elle s’était très vite sentie soulagée, comme si elle s’était libérée de toxines qui poluaient son corps.
Après la dernière séances, ses règles était moins douloureuses au niveau du bas ventre et sa consommation de « codoliprane » avait diminué avec seulement une prise dans la journée. Elle n’avait plus de douleurs à la poitrine et seulement de très légères nausées dans la journée. Durant la nuit de son premier jour de règle, elle a été prise de vomissement mais la patiente m’expliqua qu’elle avait tout de même noté une très nette amélioration de ses symptômes.
La patiente A avait déjà eu recours à la médecine douce, notamment avec un magnétiseur pour ses tendinites à répétions durant ses années de compétition. Mais elle ne connaissait pas l’existence de la pratique de l’acupression. Grâce à cette expérience, elle souhaite poursuivre ces séances, qu’elle commence à apprécier et dont elle vente les mérites à ses proches.
La pratique de la MTC est en plein essor. Malgré l’ignorance de son existence pour certains, elle continue à se faire connaitre de plus en plus et à rentrer dans les mœurs et ce autant par le bouche à oreille que grâce à certains médecins ou corps médicaux qui les conseillent aux patients. De plus, certaines mutuelles proposent un remboursement plus ou moins intéressant afin d’inciter et de permettre à tous de connaitre cette pratique. 
Nous pouvons donc conclure que la médecine occidentale s’allie parfaitement avec la médecine douce dont la MTC et parfois peuvent s’entraider et se compléter.

Remerciements
Je voulais présenter mes remerciements à notre professeur, Monsieur Amaël FERRANDO, pour l’apprentissage de son merveilleux savoir de la Medecine Traditionnel Chinoise mais surtout lui témoigner ma gratitude pour sa patience extraordinaire et son soutien qui nous a tous été si précieux afin de mener notre travail à bon port.
Je remercie ma chère collègue sage femme (...) pour m’avoir aidé à trouver des réponses à mes questions, nos nuits de débat entre deux accouchements sur la pratique du naturel, elle qui m’a soutenu pour ce merveilleux projet en me nourrissant intellectuellement . Je remercie également (...) pour son soutien et son aide dans l’aboutissement de ce projet sans, qui je n’aurais probablement jamais osé sortir de ma zone de confort.
Je remercie (...), pour sa disponibilité et sa confiance en moi pour m’avoir permis de pratiquer sur sa personne.
Je remercie mon amie (...), pour ces longues heures à me lire et à  me corriger malgré son temps déjà bien pris par son merveilleux métier d’institutrice.
A la mémoire de (...), une talentueuse praticienne en MTC qui a su  le combiner avec son metier de sage femme et qui m’a inspiré à la pratique, je la remercie sincèrement pour m’avoir fait grandir, mais surtout pour le plus beau des cadeaux : sa confiance.
« Seigneur, donne-moi la sérénité pour accepter ce qui ne peut changer, la force pour changer ce qui peut l’être, la sagesse pour discerner l’un de l’autre, et la joie pour illuminer ce jour ».

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